Million Dollar Baby
Attention : le présent billet pourrait entraîner des commentaires pouvant contenir des informations qui risqueraient de révéler des éléments importants du film. Le billet, quant à lui, ne contient aucun détail sur les événements qui y sont relatés.
Ce soir je suis allĂ© me faire une toile - prĂ©cĂ©dĂ©e d’un bon McDo - au cinĂ©ma “l’Atlantic” (qui fait partie du groupe Europlex, mais je sais pas si ça intĂ©resse grand monde, ce dĂ©tail). Je suis allĂ© voir Million Dollar Baby. C’Ă©tait… intĂ©ressant.
Je dis intĂ©ressant parce que je ne vois pas comment dire autrement ce que ce film dĂ©gage. C’est pas du grand show, mĂŞme si ça reste comique de façon standard par moments. Je ne savais pas du tout de quoi le film parlait, en fait. Je ne dirais pas que c’est du “grand cinĂ©ma”, parce que j’ai trouvĂ© ce film bien trop particulier dans de nombreux aspects pour le classer dans une catĂ©gorie. En mĂŞme temps, c’est n’est pas assez particulier pour ĂŞtre singulier, non plus.
Disons que c’est spĂ©cial et que j’ai beaucoup aimĂ©. Les positions des personnages ne sont pas clairement dĂ©limitĂ©es mais ce n’est pas non plus assez flou pour rendre le film ambigu. J’ai trouvĂ© que ça reflĂ©tait assez bien une rĂ©alitĂ© potentielle sans pour autant que cela paraisse rĂ©el.
Pour les dialogues, disons que Morgan Freeman qui campe un vieux boxeur Afro-amĂ©ricain (il aurait du mal Ă jouer les SuĂ©dois, en mĂŞme temps), c’est assez corsĂ©, quand mĂŞme.
En fin de compte, je pense que ce film est très particulier parce qu’il raconte son histoire avec passion. Une vraie passion, pas une fougue Ă deux balles pour Ă©moustiller les plus fĂ©briles.
Ironie du sort, le film traite d’un sujet qui a Ă©tĂ© extrĂŞmement couvert par les media ces derniers temps.
A voir - sans lire le synopsis et en version originale, c’est idĂ©al.
Bref, tout ça pour dire que depuis que j’habite en Suisse, je vais plus souvent au cinĂ©ma et ça me fait du bien. Mon porte-monnaie souffre (c’est pas donnĂ© ici, le cinoche) mais qu’importe si c’est pour se faire plaisir.
2 avril 2005 à 2h43
Je trouve que l’angoisse insipide que disperse ce film par moments reflète bien le climat poignant voire dĂ©rangeant dans lequel Eastwood aime Ă s’aventurer de façon assez rĂ©currente.
Une succession de scènes comme il s’en passe des milliers, voire millions, chaque jour sur cette planète, mais orchestrĂ©es, mises en scènes, obscurcies de façon telle que cette expĂ©rience revĂŞt par bien des endroits l’apparence d’un moment unique et pourtant si banal.
Comme quoi, mĂŞme si l’on connaĂ®t son temps de gloire, tout du moins de mise en avant mĂ©diatique, ce film nous rappelle inlassablement que l’on a toujours ses problèmes Ă rĂ©gler, ses règles Ă fixer, son combat Ă mener.
Un moment fort.
2 avril 2005 à 10h17
Joli resumĂ©! Je lis pas tout car c’est pas exclu que j’aille le voir un de ces 4!
Par contre pour les cinĂ©s europlex, prends la movie card! Ca te revient Ă 11chf l’entrĂ©e
2 avril 2005 à 11h27
J’ai dĂ©jĂ la movie card, mais ça reste quand mĂŞme cher. En France avec la carte Ă©tudiant, c’est 5 € la place
2 avril 2005 à 14h23
Eh ouais, bienvenue en Suisse