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Petit billet express au retour de Chicago
Ce fut plutĂ´t intense comme voyage. Pour de multiples raisons, en fait. Certaines personnes comprendront certaines subtilitĂ©s (c’est certain), d’autres auront droit aux grandes lignes, ce qui n’est dĂ©jĂ pas une mince affaire.
Un voyage, c’est toujours plein de pĂ©ripĂ©ties. Celui-ci n’a pas dĂ©rogĂ© Ă la règle.
Dans le vol Paris - Detroit, j’ai eu droit Ă un gamin qui chialait pendant tout le trajet juste Ă cĂ´tĂ© de moi. J’aurais pas dĂ» me rĂ©jouir trop vite de voir que personne ne semblait occuper ce siège. Le plus gĂŞnant Ă©tait surtout le père de l’enfant. Si y a un gars sur terre qui n’a pas la fibre paternelle, c’est bien lui. Je pars du principe que quand on dit Ă son enfant de 15 mois “shut the fuck up” Ă chaque minute, il vaut mieux ne pas avoir d’enfant du tout. Du coup, tout l’avion Ă©tait au courant que c’Ă©tait un mĂ©chant papa et les gentils amĂ©ricains Ă bord de l’avion (95% des passagers) se sont tous indignĂ©s de son comportement. Les hĂ´tesses sont mĂŞme allĂ©es jusqu’Ă me demander si l’enfant Ă©tait battu. Certes le gars n’Ă©tait ni patient ni malin, mais il n’Ă©tait pas non plus extrĂŞmement brutal.
Heureusement j’ai fini par arriver Ă Detroit. Ouf. Notons que le terminal A est entièrement dĂ©diĂ© Ă Northwest Airlines et qu’il est plutĂ´t design et bien pensĂ©. Il est tout en longueur (il doit facilement faire plus de 2km de long) et très lumineux. Parfois, y a de bons architectes. Y a un petit train surĂ©levĂ© pour se dĂ©placer d’un bout Ă l’autre du terminal (fainĂ©antise amĂ©ricaine oblige). En suite, vol jusqu’Ă Chicago sans fait notoire.
Une fois Ă Chicago, j’ai pris un taxi pour me rendre chez mon hĂ´te. Jamais vu un malade pareil. C’Ă©tait marrant de doubler par la droite et sur les zebras, mais les filles avec qui je voyageais ne partageaient pas ce point de vue
Peu importe, on a fini par arriver, nous et nos valises (et oublier une veste Ă CHF 300.- dans le taxi qu’on ne reverra jamais).
Sinon, globalement (je vais faire bref sinon ça va durer longtemps), la ville de Chicago est un endroit assez sympa. Les abords du lac Michigan sont bien moins agrĂ©ables que ceux du LĂ©man (d’autant qu’on voit pas de montagnes de l’autre cĂ´tĂ©) mais le petit vent permanent est agrĂ©able, la plupart du temps. La mĂ©tĂ©o est assez similaire Ă ce qu’on peut bien avoir Ă Lausanne, donc pas de commentaire particulier lĂ -dessus.
Je crois qu’après trois semaines, cette ville n’a plus trop de secrets en matière d’orientation et d’EMTP (Economie Maximale sur les Transports Publics). La ville contient de nombreux quartiers assez diffĂ©rents. Y en a pour tous les goĂ»ts : gros bâtiments pour gens complexĂ©s, petites maisons perdues au milieu de gros bâtiments pour gens complexĂ©s mais aussi anciens quartiers pour petites fusillades entre amis remis au goĂ»t du jour.
Les gens, quant Ă eux, sont… amĂ©ricains. Je ne vais pas m’embarquer dans une explication de trois heures, mais tout ce que je peux dire est qu’ils ne sont pas si diffĂ©rents des autres AmĂ©ricains. J’entends par lĂ que nous n’avons pas la mĂŞme perception du contact et de la communication. Le “small talk” est omniprĂ©sent et passer 10 minutes Ă parler avec un gardien du 310 S Michigan Avenue (DePaul University) ne revient pas forcĂ©ment Ă ĂŞtre son ami, mĂŞme si son comportement laisserait penser le contraire. Bref, nous sommes diffĂ©rents et c’est tant mieux, sinon on s’ennuierait de voyager.
Niveau linguistique, y a de quoi faire. J’ai pu faire l’expĂ©rience du “Northern Cities Chain Shift”, une particularitĂ© phonologique de la plupart des villes du nord des Etats-Unis, allant de Chicago jusqu’Ă Buffalo (mais uniquement dans les grandes villes). En gros, il s’agit d’un dĂ©calage dans les voyelles. Une voyelle prend la place d’une autre, du coup, pour obtenir un jeu de voyelles contrastĂ© et donc une cohĂ©rence, chaque autre voyelle prend la place de sa voisine. Ce phĂ©nomène est bien sĂ»r un procĂ©dĂ© inconscient.
Sinon, ĂŞtre avec deux filles dans une grande ville c’est toujours la galère, puisque ça veut dire supporter des heures de shopping. Je remercie donc l’inventeur de l’iPod pour m’avoir fait passer le temps, ainsi que tous les artistes dont je possède des musiques sur ledit iPod
Je suis rentrĂ© hier soir, Ă 18h11 Ă Genève, par le TGV de Paris de 14h38. A la base je devais arriver par avion, mais Sarah, la demoiselle qui s’est chargĂ©e des billets aller-retour pour le vol Genève - Paris, n’avait pas pris en compte que si on partait de Detroit Ă 21h15 le 11 octobre, on arriverait le 12 octobre au matin Ă Paris. M’enfin, rien de bien mĂ©chant.
J’ai retrouvĂ© tout plein de monde que j’aime et surtout… j’ai dormi dans un vrai lit après trois semaines Ă dormir Ă mĂŞme le sol dans un sac de couchage !
13 octobre 2005 à 15h43
Welcame bock!
13 octobre 2005 à 15h50
j’avais oubliĂ© que tu partais pour 3 semaines je pensais moins du coup je commençais Ă me demander qu’est-ce qui t’es arrivĂ©. ouf t’es toujours vivant!
13 octobre 2005 à 20h40
Merci
Suis toujours vivant, donc, pas de raison de s’en faire !
30 octobre 2005 à 0h06
Hello!
Eh beh, j’en ai laissĂ© passĂ© du temps sans vĂ©rifier si t’Ă©tais de retour… Heureusement que tu m’as laissĂ© un petit commentaire
C’est assez fun cette histoire de voyelle, j’aimerais bien entendre ça!