Menaces de mort
Ou comment gaspiller du papier en tentant d’intimider la faune “locale”.
Régulièrement, dans ma boîte aux lettres, je reçois du courrier. Quoi de plus normal ? Rien. Mais presque tout aussi régulièrement, je reçois le même type de courrier de la part du bureau du contrôle des habitants de cette si charmante et joyeuse (bien qu’ayant peu le sens de l’humour vis-à -vis des devoirs administratifs) ville de Lausanne. Le contenu est sensiblement le même à chaque nouvelle lettre : “Merci de vous présenter à nos bureaux pendants les heures d’ouvertures afin de nous abreuver de pognon régulariser votre situation d’étranger que nous entretenons dans les plus brefs délais”. En fait, je dois faire prolonger mon permis de séjour étudiant, sinon, je suis un hors-la-loi, ce qui est mal. Moi je veux bien, franchement, mais si je n’ai pas en ma possession les 259 documents requis pour compléter le dossier, j’ai pas envie de me payer un tour gratuit dans la file d’attente pour leur expliquer que mon dossier n’est pas complet et que c’est pas ma faute parce que c’est pas moi mais c’est l’autre qui veut pas me donner les papiers qui vont bien.
Du coup, j’ai appris récemment qu’ils avaient téléphoné chez mes ex-futurs beaux-parents pour leur demander où j’étais, si je m’étais lancé dans le trafic de drogue à la Riponne, ou pire, si je ne voulais pas payer la taxe aux propriétés expansionistes qui leur est due. Ce matin, j’ai donc reçu la confirmation de cette sommation par écrit. “Vous avez pas payé, c’est pas bien, alors pour la peine, il faudra payer plus cher”.
Peut-être, mais si mon dossier est incomplet à cause d’autres services administratifs, je crois qu’ils vont pouvoir se caresser les parties génitales avec un coton imbibé de crème fraîche s’ils pensent que je vais payer une taxe dopée aux hormones pour cause de retard.
La suite plus tard, puisque là , je vais aller leur expliquer que je ne compte pas, tant que je n’aurai pas les pièces nécessaires, me pointer chaque jour pour leur dire la même chose à chaque fois.
[edit] F… Finalement (
) j’y suis allé ; finalement ils ont dit la même chose que d’habitude : “Bon ben, ok, alors vous allez pas payer CHF 95.- si c’est pas de votre faute, alors on enlève les CHF 30.- de retard et pis, ben, venez quand vous aurez les papiers qui vont bien”. La suite au prochain épisode. [/edit]
10 novembre 2005 à 14h25
ATTENTION, TARTINE.
A l’époque, j’étais munie d’un permis C, accordé par le canton de genève. J’ai innocemment pensé que ce fameux permis C me permettait de m’installer à Lausanne… Que neni. Ma très chère mère étant peu douée pour les trucs administratifs, je me suis retrouvée privée de bourse une année. J’occupais à l’époque un logement subventionné, auquel j’avais droit, parce qu’au bénéfice… d’une bourse.
Alors, forcément, c’est cette année-là que j’ai du prouver mon droit à un subventionné auquel je n’avais du coup plus droit, vu que pas de bourse (mais encore plus fauchée, mais ne cherchons pas de logique idi).
Bref, après une heure de discussion de sourds à Chauderon:
- je vais vous expulser de votre appartement
- ouais, mais j’ai droit à une bourse, c’est que ma mère, etc. et j’ai encore moins d’argent
- ouais, mais quand on est étudiant, pour avoir un subventionné, faut avoir une bourse
- ouais mais j’y ai droit, mais pas cette année parce que ma mère a été taxée d’office
etc, etc.
bref, c’est là qu’il me fait: mais vous n’êtes pas suisse? vous avec un permis C, c’est cantonal, vous n’avez pas demandé d’autorisation de résidence secondaire dans le canton de vaud.
Donc je me retrouve menacée d’expulsion de mon appart ET du canton de Vaud.
Tout ça pour dire qu’il ne faut s’étonner de rien mais qu’il vaut quand mieux caresser les administrations dans le sens du poil.
Si vous vous demandez comment ça a fini, au bout de 90 minutes (oui, 1h30, il m’a gardé) de torture et de menace dans ce mini-guichet d’un mètre carré, me voyant obligée de retourner chez ma mère dans un appart ou je n’avais pas de chambre et surtout aucune envie d’aller, me voyant mal me lever à 5h pour prendre le train tous les matins, pis merde, quand même, j’ai craqué, je me suis mise à pleurer. Et j’ai eu un rdv pour le printemps d’après, le temps que je puisse tout regulariser. J’avais une bourse, tous les papiers, j’ai pu rester. Le PIRE c’est que je me suis fait naturalisée suisse deux mois après ce contrôle.
Mauvais timing sur toute la ligne.
10 novembre 2005 à 15h22
Je vois…
Même si j’étais un peu irrité par le comportement de l’administration lausannoise, je n’en suis pas moins resté courtois. C’est eux les darons… pas envie de me faire évacuer comme on jette un vulgaire canapé dans la nature au moment où je commence à me plaire ici.
En tout cas ton expérience s’est bien terminée. Bon, moi, la naturalisation, c’est pas pour tout de suite
10 novembre 2005 à 18h57
MAIS LOL
J’aime tes blablas remplis de clins d’oeil
14 mai 2008 à 21h54
Aprés 23 ans de résidence en suisse, je gagne bien ma vie, j’avais un permis B obtenue en 1974 en 1982, j’obtiens un poste dans Organisme International.
Entre temps je commence à penser de devenir suisse, en 1998 j’avais fait une demande pour devenir suisse (26 ans de résidence). L’organisation décide de m’envoyer en mission à l’étranger. Je retourne ma carte de légitimation à la mission Suisse, je me trouve confronter à un problème, que je ne pas avoir la nationalité Suisse. Je prends contact avec une avocate de Genève pour avoir un conseil, elle m’a demandé CHF 4,000.– et elle m’a dit j’ai le droit d’avoir la nationalité Suisse.
J’ai des biens en suisse, j’ai un BON compte bancaire en CHF et US$ plus une fortune qui dépasse 800,000.–.
Que dois je faire pour obtenir mes droits de Nationalité Suisse.
Je suis très attaché à ce pays qui est devenue mon pays, actuellement je rentre en suisse avec un Visa qui est d’une grande durée, que dois je faire pour retourner à ce pays et de m’installer sans chercher de travailler, j’ai les moyens de vivre bien.
Je voudrais avoir un conseil sur mes droits.
14 mai 2008 à 22h16
L’avocate m’a demandé si je veux continuer la procédure, je dois payer encore 4,000.– CHF.
Par contre qui me choque plus, c’est plus facile de donner la Nationalité à un chômeur…
La suisse m’a fait trop de mal, j’avais perdu toute ma jeunesse. Je suis arrivé en Suisse à l’âge de 20 ans.
Il me faut un bon avocat suisse intégre ou une Association qui défend les Droits de l’homme, le droit le plus élémentaire.
Je continue à travailler avec une Organisation son siège est à Genève, mais je suis en poste pour le travail à l’étranger.
Je ne cherche pas à travailler juste ma résidence!!!!!!!!!!!!
QUE DOIS JE FAIRE?
2 septembre 2008 à 14h37
Aucune idée, malheureusement